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Littérature 93

Samedi 13 Mars 2010 à 15h00 à la bibliothèque
Sur le thème "littérature 93"

Le département de la Seine-Saint-Denis est riche en histoire et en personnalités.

Ce CAFE litTHEraire, basé sur ce fait propose une sélection de livres dont les auteurs sont nés, ont vécu ou sont décédés dans le 93. Dans le but de les faire découvrir ou redécouvrir, vous y retrouverez par exemple Daniel Picouly, Didier Daeninckx, Faïza Guène , et bien d'autres !

Quelques livres sur l'histoire Vaujours

HISTOIRE DE VAUJOURS et DE L’ASILE DE FENELON

Auteur : M. L’Abbé Chaudé.
Avec une promenade dans la Forêt de Bondy.
Le livre commence par une vue générale du Bourg de Vaujours…
Vaujours, avant 1793 était une paroisse de l’Election et de la Généralité de Paris, ensuite jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune fait partie du département de la Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.
Pour le culte religieux , elle appartient au diocèse de Versailles.
Au fil des pages nous découvrirons les seigneurs de Vaujours, les mœurs et coutumes des seigneurs… l’église Saint-Nicolas, les diverses richesses de la commune, faits et gestes des habitants, la forêt de Bondy, un petit coup d’œil sur les Plâtrières…

VAUJOURS D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Ouvrage réalisé par la Société Historique du Raincy et du Pays d’Aulnoy, et la participation de Monsieur Imbault (habitant de Vaujours).
C’est un album de cartes postales et de photographies anciennes. Cet ouvrage met en valeur le patrimoine historique de la ville de Vaujours. Monsieur Imbault a su enrichir l’ouvrage des connaissances et des souvenirs d’habitants de Vaujours, un travail fructueux ! Sont signalées les demeures des familles comme celle de la famille de Maistre… des personnages célèbres comme Vidocq.

DU CHATEAU DE VAUJOURS A L’ECOLE FENELON

Ouvrage réalisé par deux auteurs : L. Fouché et E. Lebrun, (membres de la Société Historique du Raincy et du Pays d’Aulnoye.)
La banlieue offre souvent un aspect bien austère au promeneur dominical… ! Les cheminées d’usines s’y dressent au-dessus des cités ouvrières et particulièrement à l’est : maisons maussades, rues sans pittoresque… Parfois un havre de paix impose sa verdure au visiteur égaré… C’est Vaujours ! Avec ses arbres, son parc, son domaine presque campagnard où se répercute encore l’écho des fêtes… Si les fastes ont disparu, si la calèche a cédé le pas au moteur, il n’en reste pas moins une source de fraîcheur à la disposition de quiconque veut s’y arrêter quelques instants…
Vaujours reste un village…

Quelques auteurs

  • Ils sont nés, ont vécus ou mort dans le 93

JACQUES BREL

est né à Schaerbeek (Belgique) en 1929 et décédé à Bobigny en 1978 (à 49 ans).
Sa profession : auteur-compositeur-interprète, acteur et réalisateur.
Plusieurs de ses chansons ont été adaptées en bande dessinée par plusieurs dessinateurs. Exemple : Aux Editions « Vents d’Ouest » Brel (1997), Le Plat Pays, Ces Gens-là

MAX JACOB

est né en 1876 à Quimper et décédé à Drancy en 1944 .
Breton d'obédience juive, Max Jacob quitte sa ville natale en 1894 pour suivre l'enseignement supérieur de l'école coloniale à Paris. Il se consacre très rapidement à l'écriture et côtoie Picasso et Apollinaire. En 1909, il dit avoir vu Dieu apparaître sur le mur de sa chambre et dès 1915 se convertit au catholicisme. En 1917, il publie 'le cornet à dès' et rencontre un véritable succès. Ce livre va d'ailleurs ouvrir la porte à la recherche d'un style littéraire nouveau. Plusieurs fois dans sa carrière, Max Jacob se retire à Saint-Benoît-sur-Loire, il se lasse de la vie parisienne. Mais sa vie est rythmée par ses amitiés. Max Jacob est très entouré par des écrivains et des artistes, Modigliani, Kisling et aussi Cocteau. C'est un homme à la fois bavard, solitaire, mystique et infatigable. Il est arrêté par la Gestapo et meurt, suite à son transfert au camp de Drancy, d'une pneumonie.

ANDRE MALRAUX

est né en 1901 et mort en 1976. Il passa une partie de sa jeunesse à Bondy où sa grand-mère, sa mère et sa tante tenaient une épicerie. Il devint à la fois écrivain (La condition humaine) et homme d’action, il participa à la guerre d’Espagne aux côté des républicains, à la résistance et deviendra ministre du Général de Gaulle.

MARQUISE DE SEVIGNE

Marie de Rabutin-Chantal est née en 1626 et morte en 1696. Elle résida souvent à l’abbaye de Livry où elle entretient une correspondance avec sa fille : Françoise-Marguerite de Grignan.

THIERRY JONQUET

est né en 1954 à Paris. En 2004, à l’occasion du festival « Mégapoles/Petite Planète » dans le département de la Seine-Saint-Denis, il participa à une série de rencontres littéraires, par la suite un ouvrage collectif recueillant nouvelles inédites et photographies des participants sera publié aux éditions du Serpent à Plumes.

GENEVIEVE BRISAC

est née à Paris, elle a passé son enfance au Quartier Latin, puis a enseigné en Seine-Saint-Denis dans divers collèges d’Aulnay-sous-Bois et Livry-Gargan où elle a transmis son savoir.

PIERRE MAC ORLAN

est né en 1882 et mort en 1970. Ecrivain, Pierre Dumarchey dit Mac Orlan vécut dans les années 20 au Raincy. Romancier des bistrots et des ports, son imagination s’est épanouie dans une œuvre poétique riche et abondante, et en particulier par des chansons.

LESLIE KAPLAN

née en 1943 à New-York City. Depuis 1946 elle vit « aux Lilas » où elle participe à des ateliers d’écriture avec les habitants, (un récit autoportrait de la ville).

DANIEL PICOULY

est né à Villemomble en 1948, après des études de comptabilité et gestion, devient professeur. En 1992 paraît, grâce à la collaboration de Daniel Pennac, son premier roman : « La lumière des fous ». Depuis, tous ces écrits reçoivent un bel accueil du public. Il est aussi présentateur et animateur d’une émission culturelle : « Café Picouly » . Aujourd’hui, il présente : « Café littéraire » sur France 2.

DIDIER DAENINCKX

est né en 1949 à Saint-Denis et vit à Aubervilliers. Il est un écrivain français, auteur de romans noirs, de nouvelles et d'essais. Issu d'une famille modeste, Didier Daeninckx prend résolument le parti d'orienter son œuvre vers une critique sociale et politique au travers de laquelle il aborde certains dossiers du moment (la politique des charters, le révisionnisme, etc.) et d'autres d'un passé parfois oublié (le massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961). Cette enquête historique le conduit parfois à quitter le domaine policier pour un réalisme social que souligne la sobriété de son style.
Une traversée de sept années d’une réflexion stérile aboutit enfin à la publication de Meurtres pour mémoire qui sera alors suivi de plus de trente autres ouvrages confirmant une volonté d’ancrer les intrigues du roman noir dans la réalité sociale et politique .Il ne délaisse pas pour autant la jeunesse pour laquelle il écrira des bandes dessinées et des ouvrages dans les collections Syros-Souris Noire, Flammarion et Page Blanche chez Gallimard.

PAUL ELUARD

est né en 1895 et mort 1952
Poète. De son vrai nom Eugène Grindel, il est né à Saint-Denis. Il appartient au groupe Dada, puis au mouvement surréaliste. Il adhère ensuite au Parti communiste, prend position pour les républicains pendant la guerre d’Espagne et écrit de nombreux poèmes dans la clandestinité entre 1940 et 1944, dont le poème Liberté reste le symbole.

VICTOR HUGO

est né en 1802 et mort en 1885
Écrivain, Victor Hugo qui avait séjourné à Montfermeil avec Juliette Drouet, situe un des épisodes des Misérables dans cette localité.

“Il y avait dans le premier quart de ce siècle, à Montfermeil, près de Paris, une façon de gargotte qui n’existe plus aujourd’hui. Cette gargotte était tenue par des gens appelés Thénardier, mari et femme. Elle était située dans la ruelle du Boulanger…” (Les Misérables IV.1)

FAÏZA GUENE

Romancière et réalisatrice française

Ses origines

Française d'origine algérienne, née en 1985 à Bobigny , Faïza Guène vit avec ses parents à Pantin, en Seine-Saint-Denis. Elle vit dans la cité des Courtillières depuis l'âge de huit ans.
"Mes parents sont d'Oran., son père est arrivé en France en 1952, mineur, puis maçon aujourd’hui retraité. Sa mère est quant à elle, vit en France depuis 1981
Je dis tout le temps que je suis algérienne même si je suis née ici.
1999 : premier court-métrage La Zonzonnière
2002 : deux courts-métrages RTT et Rumeurs et un documentaire Mémoires du 17 octobre 61
2004 : premier roman Kiffe Kiffe demain, Hachette Littératures et troisième court-métrage Rien que des mots
2004 à maintenant : Chronique mensuelle dans l'émission le Monde selon Wam, France Inter, samedi de 18h à 19h
2005 à maintenant : colonne dans Respect Magazine
2006 : second roman Du rêve pour les oufs, Hachette Littératures

Ses romans

Kiffe kiffe demain
[Premier Roman]
Doria, quinze ans, vit seule avec sa mère dans un appartement de la banlieue parisienne. Elle retrace les petits et grands événements de sa vie, au lycée, dans la cité, ou l'appartement.. Elle nous présente sa mère, femme de ménage exploitée [...]
Du rêve pour les oufs
[Littérature française XXIe]
'Du rêve pour les oufs' est un livre "social" simplement parce que l'héroïne, Alhème, a 24 ans et qu'elle est chef de famille. Sa mère a été assassinée en Algérie il y a quinze ans, "le patron" (son père) a perdu la boule suite à un accident [...]
Les Gens du Balto
[Littérature française XXIe]
Un meurtre a eu lieu à Joigny-les-Deux-Bouts, petite ville de grande banlieue, dernier arrêt de la ligne de RER. Joel Morvier, le patron du Terminus, le bien nommé bar du centre ville, est retrouvé un matin gisant dans son sang. Un drame [...]

JEAN-MICHEL GUEHL

est né à Vaujours en 1950, à l’époque petite ville de Seine et Oise. Partage son temps entre la Seine-Saint-Denis et le Maine-et-Loire. Après avoir travaillé durant 37 ans pour une entreprise de bateaux, de trains et dans des centrales nucléaires, il s’adonne aujourd’hui à ce qu’il aime le plus, jouer avec l’écriture.

Je traînais, je flânais, en bref je m'emmerdais ! Alors en attendant le printemps j'écris ...

Le bistrot de l'Olympe

Dans quel monde vivent mes créatures ?... MOI, qui ne souffre d'aucune remarque je me suis tout de même senti obligé d'aller voir ce qu'il s'y passait. Pour MOI c'est facile, j'arrive à l'improviste dans la tête de n'importe quel individu et là ! j'observe...
Enfin, en principe j'observe et je ne fais que cela...
MOI ?... Je suis intemporel, je ne suis qu'un précepte, qu'une idée, même pas une bonne idée comme m'a dit celui qui m'a servi de guide, mais là, son idée est sienne. Alors le DIVIN créateur que je suis, conscient de ses responsabilités, vous laisse le soin d'en juger par vous-même, car arrivé à la fin vous pourrez toujours en rajouter un bout, voir plus, si vous le désirez et ainsi toucher à l'infini.

L'injustice des mots : Le retour de surréalisme

La lecture étant réputée comme un sport cérébral, vous viendrait-il à l’idée de vous rendre dans votre salle pour pratiquer à l’envi votre exercice musculaire préféré, sans préparation ? Le marathonien, par exemple, sait tout de sa course. Il en connaît l’exacte longueur, le temps à la seconde près lui semble pouvoir être maîtrisé, les difficultés du terrain lui sont acquises. De son entraînement quotidien, il sait que l’effort doit être progressif pour atteindre la puissance maximum à la fin du parcours et ainsi couper en vainqueur le ruban de l'exploit. Il en va de même pour ce livre, où le lecteur, emporté dans une aventure intérieure, ouvrira progressivement sa pensée au travail des mots, à leur organisation en idée, et enfin aux pouvoirs imaginaires qu’ils portent en eux.

Les moissonneurs d'illusions

Jean-Michel Guehl nous plonge dans ses souvenirs d'enfance avec les illusions et les désillusions qui l'accompagnent.
Le temps ayant passé, il se pose la question du «vrai mensonge» ou de la «fausse vérité» à propos de toutes les paroles prononcées par les « formateurs » que l'on rencontre au cours de notre enfance.
  • Elle a écrit sur une jeune fille du 93:

Calixthe Beyala

Le Roman de Pauline

« À Pantin il est plus facile de gifler une nana que de lui dire je t’aime, plus facile de la violer que de lui dire je t’aime, plus facile d’aller lui cueillir des étoiles que de lui dire je t’aime. »

Pauline, 14 ans, habite Pantin avec son frère et sa mère qui tient un salon de coiffure. Livrée à elle-même, elle se rend au collège quand ça lui chante, plutôt sous la pression de l'assistante sociale. Elle préfère vivre dans la rue et suivre son petit ami et son frère, petits dealers, qu'elle va régulièrement récupérer au commissariat. Son prof de français, une jeune femme qui croit aux vertus de l'enseignement, décide de la prendre en charge, de l'installer chez elle et de lui faire lire 'Le Livre de ma mère' d'Albert Cohen. Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence : la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer.
Calixthe Beyala en restitue l’itinéraire, les drames et les attentes avec humour et tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.